« Le yoga est souvent considéré comme un labeur, mais il mérite aussi d’être pratiqué dans un esprit de joie. On pourrait dire qu’il y a 3 niveaux à cette joie : déjà physique, avec l’étirement, le bâillement, le réveil de tout le corps dans la posture. Deuxièmement, la joie subtile, avec l’union des canaux d’énergie, des courants de sensations gauche et droit qui s’unissent en particulier dans le troisième œil et le cœur, exprimant le mariage intérieur et l’équilibrage de notre partie féminine et masculine. Le troisième niveau de joie est fondamental (…),  joie de la conscience et joie de l’union. On devient par identification ce que l’on croit. Si l’on croit que notre nature est joie, on deviendra joie. Si l’on pense qu’on est essentiellement morcelé et en miettes, on deviendra tel. Un autre aspect fondamental du yoga de nos jours est d’offrir une alternative sérieuse et spirituelle au matérialisme stupide ou à ces formes religieuses qui, à la place d’apaiser les violences présentes un peu partout dans le monde, les renforcent en jetant de l’huile sur le feu. On ne peut pas reprocher cela au yoga, ni aux formes orientales de méditation, c’est pour cela qu’elles méritent d’être développées comme un contrepoids correct à d’autres forces en fait destructrices pour l’humanité. »

Jacques VIGNE,   Infos Yoga N°95